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Les lycées paralysés dans le département de Rufisque

Le mouvement d’humeur des enseignants a eu les effets escomptés dans les lycées et collèges de Rufisque. Le fonctionnement des classes a été fortement perturbé à partir de 10 janvier dans plusieurs établissements d’enseignement secondaire où les enseignants ont observé le mot d’ordre lancé par le Saemss et le Cusems.
Hier, mardi 12 janvier, après la récréation, c’est la paralysie totale qui a été constatée dans les lycées et certains établissements d’enseignement moyen du département de Rufisque. Si au lycée Abdoulaye Sadji, le mouvement a été suivi à 75% au lycée moderne de Rufisque, ce taux a largement dépassé les 90% car, à peine cinq professeurs ont poursuivi les cours sur un effectif de 68. La proviseure du Lycée constate avec dépit et interpelle les autorités. Car, elle estime qu’il y a un péril sur les compositions, prévues en janvier, et sur le quantum horaire largement grevé. D’ailleurs, Mme Ndiaye, proviseure du Lycée Moderne confirme la perturbation du fonctionnement de son établissement et se fait du souci déjà par rapport aux évaluations de janvier et au quantum horaire. «C’est bien suivi pour ne pas dire très bien suivi.Sur un effectif de 68 enseignants moins de 7 seulement n’ont pas suivi le mouvement. Ce qui m’étonne, c’est que je n’entends pas les autorités. Difficile de vouloir sauver une année dans ces conditions. Pourtant, on a sacrifié les vacances pour éviter les retards. Mais là, avec ses mouvements, on perd trop d’heures. Chaque semaine c’est au moins deux jours de perdus». Pour elle, si cette situation perdure, elle pourrait démotiver le personnel et l’ensemble des partenaires qui avaient montré beaucoup d’enthousiasme après le début des cours. «Cela pose même un problème de motivation. Après un mois de cours tout le monde était emballé, mais là, élèves, enseignants, administration tout le monde est démobilisé. On se demande si ce sera possible de composer en janvier. Le quantum horaire est vraiment grevé», se désole Mme Ndiaye.

Pour les enseignants rencontrés, «c’est l’Etat qui doit respecter son engagement qu’il avait signé de payer les indemnités de correction au plus tard le 30 novembre de chaque année». Et ce qui est le plus déplorable selon ces enseignants, c’est que leurs collègues des autres académies sont déjà rentrés dans leurs fonds ce qui n’est pas le cas pour les académies de Dakar, Pikine/Guédiawaye et Rufisque, sans qu’aucune explication ne leur soit servie.

Face à cette situation, qu’il juge «dégradante et synonyme d’un manque de respect vis-à-vis du corps enseignant et de l’éducation», M. Cissokho a tout bonnement décidé de ne plus participé au baccalauréat pour ne plus avoir à subir des frustrations comme il en a eu en 2015. «Personnellement, depuis 2015, je ne vais plus au Bac, je ne m’engage plus pour le Bac pour la bonne et simple raison qu’en 2015 pour percevoir mon avance, j’ai fait 09 heures d’attente à l’office du Bac, cela m’a révolté. Une fois sur le terrain après le Bac j’ai fait deux jours supplémentaires qu’on ne m’a pas payés à l’IA de Rufisque. Voilà ces deux raisons-là qui m’ont poussé à ne plus m’inscrire au baccalauréat. Parce que pour moi, c’est manquer de respect aux enseignants».

http://lycées paralysés

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