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Promotion de l’alimentation scolaire et des daaras , des parlementaires sénégalais se mobilisent

Des Parlementaires sénégalais se réunissent dans le cadre d’un atelier les 5 et 6 juillet à Saly en vue de mettre sur les fonts baptismaux un réseau d’appui à toutes les actions du Gouvernement et de la société civile pour le développement des Daaras, l’institutionnalisation et le financement de l’alimentation scolaire au Sénégal.
Selon le dernier recensement des cantines scolaires, un taux de couverture de 13% des écoles élémentaires publiques, a été établi. Ces données montrent à suffisance l’ampleur des besoins en termes d’alimentation scolaire au Sénégal.
Pour grandir, l’enfant doit être bien nourri. Bien nourri, l’enfant dispose mieux son esprit à l’éducation et à l’apprentissage. A cet égard, les programmes de santé et d’alimentation scolaire constituent un élément clé apportant les fondamentaux du développement physique, cognitif et éducationnel qui permettront aux enfants de développer tout leur potentiel avec des chances égales, surtout pour les couches vulnérables des zones rurales et périurbaines.
Mais au-delà, les programmes d’alimentation scolaire représentent un puissant facteur de développement du capital humain et de la constitution de filets sociaux pour les familles démunies et du renforcement de la résilience des communautés offrant de véritables opportunités de marchés pour les producteurs locaux et permettant ainsi, dans le long terme, de briser le cycle intergénérationnel de la faim et de la pauvreté.
En favorisant l’accès aux produits locaux et la consommation régulière d’aliments diversifiés, sains et nutritifs pour les écoliers vivant en milieu défavorisées, les programme de cantines scolaires contribuent aussi fortement à la lutte contre la malnutrition et participent au développement de la production agricole.
Toutefois, le recul de la couverture en cantines scolaires (passée de 53% à 11% entre 2012 et 2016) est au cœur des préoccupations des acteurs de l’éducation (gestionnaires du système éducatif aux niveaux central et local, partenaires techniques et financiers, parents d’élèves), en raison de son impact sur la santé des enfants, sur les performances du système éducatif, sur la progression de la pauvreté et de la vulnérabilité des ménages aux chocs mais aussi sur l’économie des territoires à travers la stimulation et le développement des achats institutionnels en circuit court .
Dans le Plan Sénégal Emergent, « l’universalisation de la sécurité alimentaire pour les enfants à travers leur passage à l’échelle, notamment dans les écoles primaires et les daara » est également prévue. Cependant, cette volonté n’est pas encore reflétée par le niveau de prise en charge de l’alimentation scolaire par le Gouvernement et les efforts de mobilisation de ressources par les partenaires, ne couvrent pas encore les besoins. C’est pourquoi on assiste à la fermeture de nombreuses cantines scolaires.
La décision de Monsieur le Président de la République de lancer un Programme Présidentiel de cantines scolaires, représente une opportunité exceptionnelle de consacrer à l’alimentation scolaire les ressources appropriées à la hauteur de la volonté affichée à travers les politiques publiques mais surtout de l’inscrire dans la durée que seule peut permettre la mise en place d’un cadre juridique (promulgation d’une loi) et la sensibilisation/mobilisation permanente des acteurs nationaux (Etat, communautés, secteur privé etc.)
La création de ce réseau des parlementaires permettra donc d’informer tous les parlementaires sur l’impact de l’alimentation scolaire sur la scolarisation et l’état nutritionnel des enfants, les ménages ainsi que sur l’économie au sein des territoires et de les mobiliser pour s’engager dans un processus de mise en place d’un cadre juridique et réglementaire en faveur de l’alimentation scolaire, avec l’appui des partenaires techniques et financiers et les organisations de la société civile.
L’atelier se tient à Mbour du 04 au 06 juillet 2021 avec l’appui technique et financier des partenaires tels le Programme Alimentaire Mondial (PAM), l’ONG Counterpart International (CPI), le GRDR et CICODEV.
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